Voir sous les jupes des filles…

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Le Monde du Whiskitch, le postkitch N° 25

Comme le chante Alain Souchon : « les yeux qui brillent pour ce jeu de dupes : voir sous les jupes des filles » eh bien on s’attend à tout sauf à y trouver du… whisky !

Flasque et jarretiere

La fiole sur la jarretière, un usage ancien

Au 18ème siècle, les femmes de la bonne société qui tombaient dans les pommes à chaque émotion forte, reprenaient leurs esprits grâce aux sels contenus dans une fiole de cristal délicatement ficelée sur leur cuisse ; elles y stockaient également des remontants tout aussi efficaces comme le Cognac, des eaux de vie, des liqueurs, etc.

Cette cachette intime fit fureur pendant la prohibition, quand les femmes fréquentaient les « speakeasy » (bars clandestins) et se servaient un petit shot de whiskey à l’abri du regard inquisiteur des agents fédéraux. On a tous en mémoire la scène du train dans le film « Certains l’aiment chaud » où Marylin Monroe perd sa flasque de whiskey en chantant avec son ukulélé ; c’est Jack Lemmon (en travesti derrière elle) qui lui sauve la mise, un film culte à voir et revoir.

Some like it hot

Aujourd’hui encore, à l’occasion d’un mariage ou de soirées « bachelorettes » quelques femmes dissimulent une petite flasque de whisky sur des jarretières de brocart. Rituel espiègle ? jeu érotique ? un petit côté femme fatale ? ou tout simplement le moyen pratique de circuler les mains libres avec un petite dose de Benriach 16 ans (élu meilleur whisky du Speyside 2015) embarquée pour soi ou à partager à deux... La part secrète du mystère est une composante du jeu...